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LE BOUDDHISME TIBETAIN
D'un point de vue
historique, le Bouddhisme est arrivé au Tibet, en provenance de l'Inde à partir
du VIIIe siècle et y était totalement enraciné quand il disparut de sa terre
d'origine au XIIe siècle. C'est ainsi que le Pays des Neiges s'est trouvé
dépositaire d'un vaste ensemble d'enseignements philosophiques et de techniques
de méditation couvrant la totalité de la pensée bouddhique.

Le Bouddhisme est constitué
de trois niveaux d'enseignement que l'on appelle les Trois Véhicules. Ils
correspondent à une voie progressive, adaptée aux différentes capacités des
pratiquants.
Le Véhicule de Base, "le Véhicule des Auditeurs",
recherche pour soi-même une libération définitive de toute souffrance. "Le
Grand Véhicule ou Mahayana " apporte une conception
beaucoup plus vaste de l'Eveil puisqu'elle recherche la libération de tous
les êtres. "Le Vajrayana ou Véhicule adamantin" propose
des moyens habiles permettant d'inclure sur cette voie la totalité du champ de
l'expérience humaine. Cela dit, il est difficile de faire des distinctions si
tranchées car chaque véhicule intègre le précédent en y apportant une optique
plus large. L'ensemble recouvre la totalité des enseignements transmis par le
Bouddha Sakyamuni.
Le Bouddhisme Tibétain est
représenté en France par ses 4 Lignées de transmission de l'enseignement du
Bouddha, ce sont les Lignées Nyigmapa, Kagyupa, Sakyapa et Gelugpa.

Le CEBTL appartient à la Lignée de transmission
KAGYUPA, dont le Centre Européen est situé en Dordogne, première congrégation
monastique non chrétienne reconnue par l’état :
Dhagpo Kagyu Ling
Landrevie - 24290 Saint Léon sur Vézère - Tél : 05 53 50 70 75 - www.dhagpo-kagyu.org
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Kagyupa : la lignée de
Transmission Orale
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Dordjé
Tchang
Ellle trouve sa source en le
Bouddha Vadjradhara (Dordjé
Tchang), symbole de l’illumination suprême,qui représente le Bouddha
primordial.
Toute personne qui pratique
la tradition Kagyupa est encouragée à considérer son
Lama comme Vadjradhara afin de se rapprocher du
Bouddha et de rendre fructueuse la relation de maître à disciple.
Le premier membre de la
lignée est Tilopa (988-1069), le mahasiddha indien qui reçut directement les instructions de
Vadjradhara.
Il eut comme disciple le
Yogi Naropa (1016-1100) qui à
son tour trouva son disciple en Marpa le
traducteur (1012-96) qui répandit le bouddhisme au Tibet.
Marpa transmit les instructions de Naropa
à plusieurs disciples. Le plus célèbre fut Milarépa
(1052-1135) qui ayant subi le couroux de son
maître bien-aimé, devint le Yogi saint des pics neigeux et atteignit l'Eveil en
une seule vie. Il fut un poète mystique très populaire au Tibet. Ses chants
initiatiques représentent encore aujourd'hui une grande source d'inspiration
pour les pratiquants.
Milarépa
La transmission se
poursuivit par Gampopa (1079-1153), le moine
médecin qui fonda le premier monastère de la Lignée de la Transmission Orale,
le Monastère de Dakla Gampo.
Gampopa eût comme disciple le glorieux Tusoum
Khyenpa (1110-1193), premier Karmapa, ce qui signifie « Celui qui détient
l’Activité du Bouddha ». Il
devint le principal héritier des enseignements de la Lignée Kagyupa
en fondant l’école Karma Kagyu.
Depuis lors, il se
réincarna en renaissances successives, portant le nom de Karmapa,
"Celui qui accomplit l'Activité de tous les Bouddhas", assurant
l’authenticité et la continuité de la lignée.
Jusqu’à présent, il y a eu
17 Karmapas. L’actuel 17ème Karmapa Trinley Thayé Dordjé, né en 1983, a
été reconnu en 1994 comme authentique réincarnation par Kunzig
Shamarpa, deuxième maître le plus haut placé de
la lignée Karma Kagyu.
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Lama Teunsang
- Né au Kham dans une famille de lamas
laïcs, Lama Teunsang voyage dans sa jeunesse
dans les lieux saints du Tibet puis il entre à 17 ans au Monastère du Karmapa
àTsurpou.
En 1959, il fuit l’invasion chinoise et se réfugie en Inde, à Rumtek, où il poursuit
ses études auprès
de ses maîtres et accomplit des retraites de méditation dont la traditionnelle retraite
de 3 ans qu’il effectue à Sonada sous la direction du Vénérable Kalou Rinpoché.
En 1976, à
la demande du XVIe Karmapa, il se rend en France afin d’assurer une transmission authentique
du bouddhisme tibétain aux occidentaux. A 74 ans, Lama Teunsang est toujours aussi actif
et dirige le centre bouddhiste Karma Migyur Ling situé en Isère.
Fondé le 13 Juin 1995, le
Centre fonctionne sous la forme d'une association Loi 1901. Il est placé sous
l'autorité spirituelle du Vénérable Lama TEUNSANG qui dirige le Centre
Bouddhiste Karma Migyur Ling à Montchardon (38160 IZERON) - Tél : 04 76 38 33 13 - www.montchardon.org
KARMAPA
THAYE DORJE
Le 12 juillet 2004 sa Sainteté le XVII° Gyalwa Karmapa Thayé Dordjé qui assure la transmission de la lignée, accepte l’invitation de Lama Teunsang afin de bénir notre centre et de lui donner son nom officiel qui restera à jamais inscrit dans la lignée Kagyupa :
Karma Thartchin Ling , le jardin de la perfection Absolue
Les retombées positives de
sa venue sont alors immédiates. Le centre accueille de plus en plusd'adhérents. Et le 8 juin 2005, uniquement grâce aux dons des fidèles dont deux gros apports, le
Centre est officiellement propriétaire de ses murs ainsi que du local attenant.
Actuellement, le centre
développe ses activités avec les pratiques hebdomadaires de Shiné et de Tchenrézi,la pratique Tara
verte une fois tous les 15 jours et la pratique de Milarépa une fois par mois les jours proches de la pleine lune.
D’autres activités, toutes
dirigées par des pratiquants bouddhistes, peuvent avoir lieu, selon les disponibilités du Centre et la participation des adhérents. Vous les
trouverez dans le programme.
Toutes les activités du Centre (enseignements, pratiques) sont ouvertes à tous sauf indication contraire figurant dans le programme.
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HISTORIQUE du Centre
Shamar Rinpoché
C’est à la fin du printemps 1993, lors d’une visite de Shamar Rinpoché, détenteur de la lignée Karma Kagyu au Centre d’Etudes Tibétaines de Montchardon Karma Migyur Ling que l’histoire du centre commence...Deux amis de Lyon, Eric Cilas et Jean-Jacques Beaudeux, pratiquants de longue date et habitués de Montchardon, sont présents à cette occasion. Ils se rendent compte qu’ils sont, parmi l’assemblée venue accueillir Shamar Rinpoché, les seuls résidents de la capitale des Gaules.
Conscients
de la nécessité de développer le Dharma à Lyon, ils reçoivent à l’issue d’une
entrevue accordée par Lama Teunsang, directeur spirituel de Montchardon,
l’autorisation de se réunir une fois par semaine pour la pratique de Tchenrézi.
La première tâche des
deux missionnaires sera de trouver un local digne d’accueillir des pratiquants du
Dharma. C’est ainsi que le 1er janvier 1994, au 47 rue Pasteur dans
le 7ème arrondissement de Lyon, les deux amis louent une pièce à l’heure entièrement dédiée à leur pratique spirituelle. Les conditions liées à
celle-ci reposent entièrement sur la dévotion et la générosité de ces deux personnes.
En partant de rien, le tandem fournit la totalité du matériel de pratique dont
une partie est encore utilisée aujourd'hui comme les repose-textes rouge du temple actuel.
Leurs motivations empreintes
d’une telle dévotion ne tardent pas à trouver écho à Lyon. Le noyau s’agrandit
pour accueillir environ 6 personnes. Le 1er enseignement en soirée aura lieu
avec Lama Teunsang et le centre connaîtra par la suite la venue des Lamas du
Bost. Le 13 juin 1995 voit la naissance officielle du Centre d’Etudes
Bouddhiques Tibétain de Lyon sous la forme d’une association loi 1901.
Lam Jigmé
Rinpoché
La visite de Lama Jigméla,
directeur spirituel du centre européen Dhagpo Kagyu Ling, marquera un tournant
dans l’évolution du centre. Pour sa venue, l’Espace Terre du Ciel, rue Henri IV
dans le 2ème arrondissement de Lyon est retenu, le local rue Pasteur
étant trop exigu. Suite à cette visite, M. Alain Chevillat, directeur de la revue
« Terre de Ciel » propose à la Sangha de Lyon de se réunir dans les
beaux locaux de l’espace Terre de Ciel. L’association s’y installe avec
désormais des enseignements organisés également le week-end, des visites de
nouveaux venus comme Alain Duhayon et une Sangha toujours plus nombreuse.
Cependant, Terre de Ciel
doit déménager et propose au CEBTL de reprendre le bail. Celui-ci étant d’un
loyer trop onéreux, le centre est contraint de se mettre une nouvelle fois à la
quête d’un nouveau local.
Rue St Jean, une petite
annonce trouvée par Jean-Jacques : «Association des Marins retraités cède
bail 75 rue Vauban dans le 6ème arrondissement de Lyon». Le bail est
signé le 1er janvier 2000. Toutefois, 4 mois de travaux étant
nécessaires pour rénover en partie le local, ce n’est que le 28 avril 2000 que les
membres peuvent enfin inaugurer spirituellement le centre par la pratique de
Tchenrézi. Les travaux dureront jusqu'à fin septembre 2000..
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